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  • Résume barrage à Bayonne 32/26 USON

    Pro D2 – Barrage
    Bayonne – Nevers, 32-26

    Une tache de rouge

    Bayonne – Samedi 11 mai, 20 h 45 – Stade Jean-Dauger. Bayonne bat Nevers, 32-26 (22-12). Évolution du score : 5-0 ; 8-0 ; 8-5 ; 13-5 ; 15-5 ; 20-5 ; 22-5 ; 22-10 ; 22-12 ; 27-12 ; 29-12 ; 29-17 ; 29-19 ; 32-19 ; 32-24 ; 32-26. Arbitre : Maxime Chalon (Nouvelle-Aquitaine). Juges de touche 1, Stéphane Boyer ; de touche 2, Éric Soulan. Arbitres 4 : Hervé Lasausa Lespy Labaylette ; 5 : Christophe Bats. Arbitre vidéo : Patrick Dellac. Temps doux et sec, pelouse en bon état, éclairage satisfaisant, 10.007 spectateurs.

    Pour Bayonne : 4 essais Van Lill (2e’, 29e’), Muscarditz (23e’), Robinson (56e’) ; 3 transformations Ordas (23e’, 29e’, 56e’) ; 2 pénalités Ordas (6e’), Tedder (65e’). Cartons jaunes : Jaulhac (9e’), Barthélémy (46e’).
    Pour Nevers : 4 essais Naqiri (16e’), Raisuqe (33e’), Berger (62e’), Lolohea (7e’) ; 3 transformations Le Gal (33e’, 62e’, 77e’). Carton jaune : Fabrègue (27e’). Carton rouge : Quercy (9e’).

    Bayonne : 15. Luc (22. Tisseron, 46e’) ; 14. Latunipulu, 13. Muscarditz (20. Robinson, m.-t.), 12. Barthélémy, 11. Duhau ; 10. Ordas (21. Tedder, 61e’), 9. Rouet ; 7. Battut (cap.) (19. Beattie, 61e’), 8. Taofifenua, 6. Héguy (18. Boutaty, 51e’) ; 5. Jaulhac (6. Héguy, 63e’), 4. Van Lill (2. Van Jaarsveld, 70e’) ; 3. Taufa (23. Mousset, 46e’-71e’), 2. Van Jaarsveld (16. Delonca, 53e’), 1. Iguiniz (17. Ndlovu, 46e’-70e’). Manager Yannick Bru. Entraîneur des avants Joël Rey, entraîneur des arrières Vincent Etcheto.

    Nevers : 15. Le Gal ; 14. Raisuqe, 13. Naqiri, 12. Bolakoro (22. Derrieux, 51e’), 11. Bonvalot ; 10. Urruty, 9. Faleali’i (21. Berger, 51e’) ; 7. Quercy (cap.), 8. Fabrègue (20. Fraser, 52e’), 6. Kazubek (19. Cotte, 57e’) ; 5. Ceyte (18. Toleafoa, 52e’) ; 4. Bradshaw ; 3. Roelofse (23. Lolohea, 57e’), 2. Elliot (16. Tarrit, m.-t.-73e’), 1. Sénéca (17. Mataradze, 38e’-m.-t. ; 42e’). Manager général Xavier Péméja ; entraîneurs des avants Sébastien Fouassier, entraîneurs des arrières Guillaume Jan.

    Nevers a manqué son premier rendez-vous avec l’histoire des phases finales de Pro D2. Le score, 32-26, n’a pourtant rien d’infamant, d’autant qu’il a été obtenu sur la pelouse du stade Jean-Dauger. Il reflète même l’abnégation et le talent que les Jaunets parvinrent à sortir du vestiaire à l’occasion de ce premier barrage. Hélas ! Une faute stupide, sanctionné d’une expulsion définitive, a biaisé la donne, peu de temps après le coup d’envoi. Qu’auraient pu obtenir les Usonistes sans cela ?…

    Cauchemar pour commencer
    L’entame ? Elle ressembla à un cauchemar. Dès la première minute, alors qu’Hugo Fabrègue avait proprement capté le coup d’envoi court, botté par les locaux, Loïc Le Gal tapa directement en touche un ballon rentré dans ses 22. Les Neversois se mirent à la faute et l’ouvreur Manuel Ordas envoya une chandelle éclairer le ciel de Bayonne. A la retombée, Josaïa Raisuqe volleya le cuir vers son camp… où se trouvait, totalement isolé, Pieter Van Lill. Presque sans conviction, le Namibien se saisit de l’ovale et l’aplatit dans l’en-but. Après visionnage des images, l’arbitre accorda cet essai improbable.

    Sanction suprême
    Si Ordas manqua la transformation pourtant facile, il trouva la cible après une faute au sol de Julien Kazubek. Nevers réagit sur une belle combinaison en fond de touche à destination de Stéphane Bonvalot lancé comme un frelon, mais l’action avorta sur l’aile opposée.
    Le match était lancé, il allait prendre un virage rédhibitoire.
    On se doutait bien que ça jambonnerait à Bayonne mais lorsqu’on se tire une balle dans le pied quand on est dans un bateau, non seulement on marche mal mais il faut écoper…
    Dans un regroupement, Adam Jaulhac agrippa Fred Quercy aux jambes. Le capitaine azur et or eut le tort de se faire justice en posant ses crampons sur le crâne du deuxième ligne bayonnais. Avec la vidéo, le jaune pour l’un et le rouge pour l’autre constituèrent des sanctions logiques. Le chronomètre du stade avait à peine entamé la neuvième minute.

    La chistera d’Urruty
    Urruty puis Le Gal sauvèrent les leurs, repoussant en touche une offensive d’Aymeric Luc et une de Romain Barthélémy. Puis un maul neversois, arme redoutable servie au Pays basque, fut prolongé par l’une des multiples charges de Nemo Roelofse. Le jeu fut vite transposé à l’aile par Le Gal et Frédéric Urruty, auteur d’une passe dans le dos acrobatique. Nasoni Naqiri échappa au retour de Filimo Taufifenua pour inscrire un essai roboratif.

    La valise de Faleali’i
    Bayonne accentua cependant son avance, Peïo Muscarditz se jouant de la défense nivernaise. Romain Barthélémy sembla l’imiter dans la foulée mais Auvasa Faleali’i s’immisça entre le sol et le ballon. Seulement, sur l’action Hugo Fabrègue fut reconnu coupable d’un placage haut et reçut un carton jaune. Nevers allait évoluer dix minutes à treize contre quinze !
    A la demi-heure, un doublé de Van Lill parut sonner le glas des espoirs neversois. Mais malgré cette infériorité numérique, les Jaunets piégèrent les Basques. Une valise de Faleali’i, relayé par Roelofse puis prolongée par Le Gal, permit à Raisuqe de planter son quinzième essai de la saison. Avec la transformation de son arrière, Nevers revint à 22-12, score qui raccompagna les trente acteurs aux vestiaires, un essai de Muscarditz ayant été invalidé (après vidéo), avant d’intercepter la passer d’Urruty, le centre de l’Aviron se trouvant en position de hors-jeu.

    L’apport des remplaçants
    La deuxième période repartit sur les chapeaux de roues. Renforcé par la rentrée de l’expérimenté Abdellatif Boutaty, le paquet bayonnais contraria les ballons portés nivernais. A la suite d’un conteste de ce dernier, les Basques reprirent le large, Sean Robinson marquant sans opposition. Avec la troisième transformation d’Ordas, les joueurs des Pyrénées-Atlantiques augmentèrent leur matelas.
    Le banc neversois ne fut pas en reste et après un ballon récupéré par Tornike Mataradze, les Bourguignons redonnèrent vie au suspense, Théophile Cotte et Jason Fraser envoyant Julien Berger à dame.

    David le Goliath
    Un but de Tristan Tedder, suite à une percée de Julien Tisseron qui mit Raisuqe à la faute près de sa ligne d’en-but, offrit treize unités d’avance aux Bayonnais.
    Il restait un quart d’heure à disputer et il le fut, disputé. Après s’être montrés inefficaces sur trois pénaltouches successives, les joueurs de Xavier Péméja trouvèrent tout de même la faille, David Lolohea emmenant sa puissance au pied des poteaux. Le Gal valida cet essai (32-26, 77e’).
    Malheureusement pour Nevers, une dernière munition de Raisuqe fut gâchée par un jeu au pied inopportun. Bayonne récupéra le cuir et mangea le chrono jusqu’à la fin.

    Ovalien Dupré

    Quel match de notre équipe !

    Un coup de malchance avec un essai casquette contre nous. Après un arbitrage vidéo, essai accordé.
    Visiblement j’ai pas bien vu car pour moi il y a en avant.
    2e coup porté à l’équipe.
    Carton rouge à Fred Quercy. Celui-ci retenu au pied , tente de se dégager mais porte un coup à la tête ce qui signe son retour au vestiaire.
    A 14 pendant 70mn ça à été dur mais que le cœur des jaunards est grand.
    Ils ont embêté à faire douté cette équipe de Bayonne.
    A 6 point au final en jouant à 14 et même 13 , on peut dire que ce match à basculé sur rien et que Nevers à largement de quoi refaire ce match et le gagner facile.
    Mais ça c’est notre rêve pour la saison prochaine.

    Merci à tous les joueurs, notre belle équipe valeureuse.


  • J30 – USON 28 vs 26 Aurillac

    Pro D2 – 30e journée
    Nevers – Aurillac, 28-26

    Jaunets qualifiés, Cantaliens sauvés

    SERMOISE-SUR-LOIRE – Dimanche 5 mai, 14 h 30 – Stade du Pré-Fleuri. Nevers bat Aurillac, 28-26 (9-14). Points-terrain : 4-1. Évolution du score : 0-3 ; 3-3 ; 3-8 ; 6-8 ; 9-8 ; 9-11 ; 9-14 ; 14-14 ; 16-14 ; 21-14 ; 21-17 ; 21-20 ; 21-23 ; 26-23 ; 28-23 ; 28-26Arbitre : Mathieu Delpy (Île-de-France). Juges de touche 1, Alexis Darche ; de touche 2, Ghyslain Elias ; d’en-but 1, Alexandre Boissay ; d’en-but 2, Roberto Sanchez. Arbitre 4 : Quentin Janicot. Arbitre 5 : Vincent Dathie. Temps frais, variable, pelouse en excellent état, éclairage satisfaisant. 7.500 spectateurs.

    Pour Nevers : 3 essais Naqiri (43e’), Cotte (45e’), Zébango (65e’) ; 2 transformations (43e’, 65e’) et 3 pénalités (4e’, 14e’, 20e’) Le Gal.
    Pour Aurillac : 1 essai McPhee (8e’) ; 3 pénalités Segonds (2e’), Salles (36e’, 74e’) ; 4 drops Segonds (40e’ + 1, 52e’, 58e’, 63e’). Carton jaune : Tsutskiridze (42e’).

    Nevers : 15. Le Gal ; 14. Raisuqe, 13. Naqiri, 12. Derrieux (22. Herry, 69e’), 11. Zébango ; 10. Urruty, 9. Berger ; 7. Cotte, 8. Fraser (20. Fabrègue, 50e’), 6. Quercy (cap.) (8. Fraser, 77e’) ; 5. Ceyte (18. Bradshaw, 8e’), 4. Barjaud (19. Kazubek, 54e’) ; 3. Roeloefse (23. Lolohea, m.-t.), 2. Elliot (16. Genevois, m.-t.-57e’), 1. Mataradze (17. Sénéca, m.-t.). Non utilisé : 21. Bessaguet. Manager Xavier Péméja ; entraîneur des avants Sébastien Fouassier, entraîneur des arrières Guillaume Jan.
    Aurillac : 15. McPhee ; 14. Salles, 13. Colliat, 12. Sagote, 11. Coertzen ; 10. Segonds, 9. Boisset (cap.) ; 7. Tsutskiridze (19. Hewat, 57e’-65e’ ; 66e’), 8. Maïtuku, 6. Saginadze ; 5. Roussel, 4. Algans (18. Javakhia, 66e’) ; 3. Ojovan (23. Alves, 67e’), 2. Smith (16. Rude, 67e’), 1. Seyrolle (17. Amrouni, 67e’).  Non utilisés : 20. Rouquette, 21. De Wet, 22. Waqaliva. Entraîneur des avants André Bester, entraîneur des arrières Thierry Peuchlestrade.

    Nevers jouera à Jean-Dauger ! La saison n’est donc pas terminée pour les Jaunets qui ont acquis le droit de la prolonger à Bayonne (samedi, à 20 h 45), à l’issue d’un match à l’image de leur saison, à moitié raté, à moitié réussi, un peu fou, crispant et enthousiasmant.
    La donne était claire pour les Neversois, ils se devaient de faire mieux que les Biterrois, en déplacement à Bourg-en-Bresse, pour prendre part aux phases finales. De leur côté, les Aurillacois avaient tout intérêt à récolter ne serait-ce qu’un point, histoire d’éviter une comparaison arithmétique avec les Burgiens, défavorable en cas de victoire bonifiée de ces derniers…

    McPhee en profite
    Crispés par l’enjeu, les Bourguignons ne rentrèrent pas dans la partie comme l’exige ce genre de défi. Si Loïc Le Gal avait rapidement répliqué à Joris Segonds, ce furent bien les visiteurs qui prirent les choses par le bon bout. Une erreur grossière de défense de Josaïa Raisuqe permit à l’inusable Jack McPhee de se trouver à l’initiative et à la conclusion d’une offensive passée le long de la ligne de touche. Curieusement, Segonds manqua la transformation de cet essai.

    Soufflante, drops et suspense
    Le pied de Le Gal donna les commandes à Nevers (9-8, 20e’) mais Aurillac reprit l’avantage sur une pénalité de Thomas Salles, Segonds ayant encore échoué lors d’une tentative de but. Ce fut pourtant l’ouvreur des Stadistes qui assomma encore un peu les Jaunets en claquant un drop, juste après la sirène.
    Le voyage aux vestiaires fut salutaire aux Neversois qui, de l’aveu de beaucoup, essuyèrent une terrible soufflante de la part de Xavier Péméja avant de repartir au combat.
    Ragaillardis par cette remontée de bretelles maison, les Azur et Or accélérèrent enfin. Le sort leur fila un coup de main, un placage dangereux du troisième ligne aile Giorgi Tsutskiridze sur Jean-Philippe Genevois, envoya le jeune Géorgien au frais pour dix minutes.

    La fusée de Ouaga
    A un de plus, les Jaunets en profitèrent. Au soutien dans l’axe d’une charge de Raisuqe, Nasoni Naqiri fila à dame sans opposition. Deux minutes plus tard, une échappée de Le Gal, très clairvoyant sur l’action, permit à Théophile Cotte de marquer.
    Un deuxième drop de Segonds ramena les belligérants au près (21-17, 52e) avant qu’il ne réussisse deux autres coups de pieds tombés, de façon magistrale.
    Menés à leur tour, les Bourguignons lâchèrent les chevaux. Hikawera Elliot, revenu aux affaires après l’intermède Genevois, s’arracha pour servir sur son aile Jean-Yves Zébango. La fusée de Ouaga, malgré le retour en travers de McPhee, plongea victorieusement et l’essai fut accordé après un conciliabule arbitral. En coin, Le Gal ajouta deux points.
    A cinq minutes du terme, Aurillac sécurisa un peu plus son bonus défensif, avec une pénalité de Salles. Vu que Bourg était en train de l’emporter 5-0, personne ne se livra plus totalement afin de ne pas obérer le budget du bonheur qui tomba sur la pelouse du Pré-Fleuri pour chacun des deux camps au coup de sifflet final.

    Ovalien Dupré