J12 – Colomiers 23 vs 24 USON / le match

Pro D2 – 12e journée
Colomiers – Nevers, 23-24

Les beaux Jaunets nouveaux
y sont arrivés !

Colomiers – Vendredi 16 novembre, 20 h – Stadium Michel-Bendichou. Nevers bat Colomiers, 24-23 (11-20). Points-terrain : 4-1. Évolution du score : 0-7 ; 5-7 ; 8-7 ; 8-10 ; 8-15 ; 8-17 ; 8-20 ; 11-20 ; 14-20 ; 17-20 ; 17-23 ; 22-23 ; 24-23.
Arbitre : Thomas Chèrèque. Juges de touche 1, Mathieu Noirot ; de touche 2, Bruno Esclavard ; d’en-but 1, Alain Etchebest ; d’en-but 2, Christophe Dubois. Arbitres 4 : Vincent Thouron ; 5 : Nicoles Astié.
Soirée fraîche, temps sec, vent léger, pelouse en très bon état, éclairage satisfaisant.

Pour Colomiers : 2 essais de pénalité (6e’), Jaminet (29e’) ; 2 transformations de pénalité (6e’), Girard (29e’) ; 3 pénalités Girard (23e’, 33e’, 69e’). Carton jaune : Thomas (55e’). Carton rouge : Deysel (65e’).
Pour Nevers : 2 essais Raisuqe (12e’, 77e’) ; 1 transformation (77e’) et 4 pénalités (20e’, 40e’, 46e’, 61e’) Henry (4e’). Carton jaune : Raisuqe (32e’).

Colomiers : 15. Girard (11. Etcheverry, 74e’) ; 14. Jaminet, 13. Deysel, 12. Fontaine, 11. Etcheverry (20. Kamea, 73e’) ; 10. Poet (21. Fajardo, 78e’), 9. Inigo ; 7. Thomas, 8. Browning (19. Chiappesoni, 43e’), 6. Macovei (cap.) ; 5. Antonescu (18. Timani, 65e’), 4. Mémain (5. Antonescu, 78e’) ; 3. Sheklashvili (23. Palma Newport, 63e’), 2. Costa Repetto (16. Saaïdia, 65e’), 1. Weber (17. Dubois, 54e’). Non utilisé : 22. Dupas, 48e’. Manager Olivier Baragnon. Entraîneur des avants Marc Dantin, entraîneur des arrières Julien Sarraute.

Nevers : 15. Le Gal (21. Vuillemin, 66e’) ; 14. Raisuqe, 13. Naqiri (22. Derrieux, 56e’-78e’), 12. Bolakoro, 11. Guildford ; 10. Henry, 9. Bessaguet (20. Urruty, 61e’) ; 7. Bastide (cap.) (19. Jean-Baptiste Manevy, 65e’), 8. Fabrègue, 6. Kazubek ; 5. Toleafoa, 4. Ceyte (18. Bradshaw, 61e’) ; 3. Roelofse (23. Papidze, 65e’), 2. Elliot (16. Elliot, 70e’), 1. Mataradze (17. Sénéca, 65e’). Manager général Xavier Péméja ; entraîneurs des avants Sébastien Fouassier, entraîneurs des arrières Guillaume Jan.

Ce ne fut pas sans mal ni sans procurer son wagon voire son train d’émotions fortes, mais les Neversois se sont tout de même imposés à Colomiers, 24-23. Si, dans le même temps, la lanterne rouge massicoise a montré qu’il n’était pas non plus impossible de l’emporter loin de ses bases, en signant un incroyable succès bonifié à Provence (38-16), les autres cancres ont prouvé, aussi, qu’il n’était pas chose aisée de venir se frotter au fond de la classe, près du poêle. Mont-de-Marsan et Angoulême ont payé au prix fort leur escapade à Aurillac et à Bourg. Ces derniers, pourtant à la traîne, ont, eux aussi, gagné avec le bonus offensif !
Cette folle soirée de Pro D2 commença bien mal pour les Nivernais. Tortillés deux fois de suite en mêlée, ils encaissèrent un logique essai de pénalité dès la sixième minute.

Raisuqe frappe trois fois
Six minutes encore et les gros de Nevers retrouvèrent une belle santé dans l’effort ordonné et obtinrent une pénalité à 40 mètres face aux pagelles. L’on pensait l’heure du tee pour le buteur anglais de l’USON mais Zack Henry fut devancé par une fulgurance de Josaïa Raisuqe. Le Fidjien volant mystifia toute la défense columérine pour aller marquer un essai estampillée de son fantasque talent. Henry, imprécis sur la transformation, donna ensuite l’avantage aux siens sur pénalité. Avance effacée rapidement par le local Thomas Girard.
Bien emmenés par Stellio Bessaguet, de retour au pays, les Bourguignons manquèrent une occasion de passer à 11-10, à la 26e, Henry envoyant l’olive à droite des perches.
La fin du premier chapitre fut ternie par deux ratures neversoises. La première, une maladresse entre Loïc Le Gal et Zachary Guildford coûta un second essai au rêve d’offensive des Jaunets, la seconde, un placage à l’épaule de Raisuqe, l’envoya se reposer dix minutes.

Pas super pour Deysel
Un but de Girard donna même une large avance aux banlieusards toulousains avant que le pied gauche d’Henry ne ramène les Usonistes à neuf unités (20-11) au moment du changement de côté.
L’acidité des citrons sembla avoir l’effet escompté sur les Nivernais qui reprirent tambour battant, dans le sillage d’un Nemo Roelofse tonitruant dans l’axe.
Henry rapprocha son équipe du bonus défensif (20-14, 46e’) avant que Colomiers n’échoue d’un rien dans l’en-but visiteur. La pénaltouche qui suivit fut volée, en premier sauteur, par Hugues Bastide et Nevers repartit à l’assaut de la forteresse haut-garonnaise.
La précision d’Henry, une fois de plus, fut annihilée par celle de Girard qui redonna espoirs à la Colombe, à dix minutes du terme. Sauf qu’entre temps, le centre Johan Deysel fut définitivement exclu pour avoir, à retardement, voulu froisser les côtes de Le Gal.

Pénalité… à côté
Le public de Michel-Bendichou crut longtemps que ses favoris allaient tenir le coup, même en infériorité numérique, tant ils s’appliquaient à perturber la volonté adverse de venir arracher le succès dans les derniers instants. Ce furent les supporters jaunes et bleus qui exultèrent pourtant, Raisuque venant, comme un bolide, récompenser un travail des avants et saisir le plaisir d’une passe de Frédéric Urutty. Face aux poteaux, Henry transforma sans ciller et fit basculer l’espoir dans son camp.
Menés 24-23, les Columérins occupèrent les quatre dernières minutes, auxquelles s’ajouta une grosse poignée de temps additionnel, à pilonner la défense barbelée des Nivernais. Repoussés sur la ligne médiane, ils obtinrent la pénalité de la gagne. Mais Girard était déjà en survêtement et l’ailier Kylian Jaminet échoua de peu, laissant les Jaunets éclater de joie.

Ovalien Dupré